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Construire en Terre

Construire en Terre

L’architecture de terre est devenue l’expression symbolique de la capacité humaine à créer un environnement construit en valorisant au mieux les ressources disponibles localement. En fait 40 % de la population mondiale vit dans des bâtiments en terre, sur les 5 continents.

Utilisée depuis les temps les plus reculés pour la construction, la terre crue nous revient aujourd’hui avec de sérieux arguments écologiques, esthétiques et de confort.


La « terre » utilisée en construction est en réalité un mélange variable d’argile, de limon, de sable et parfois même de gravier qui se distinguent entre eux par la taille de leur grain (granulométrie). Dans ce mélange, l’argile joue le rôle de « liant », au même titre que le ciment dans un béton.

Tous les murs en terre doit être pourvu de bonnes bottes et d’un bon chapeau: un soubassement qui évite les éclaboussures et les remontées d’eau par capillarité et une large toiture protégeant bien de la pluie.

Dans tous le monde on retrouve de nombreuses technique, adaptées aux contraintes des territoires et à la granulémtrie de la terre trouvée sur place. Si le matériau semble universel, les savoir-faires et les ressources naturelles disponibles dépendent d’un contexte climatique, économique, culturel…

Le schéma élaboré par CRATerre recense les différentes techniques constructives utilisant le matériau terre. Voici les techniques principales: 

https://scontent.fbru2-1.fna.fbcdn.net/v/t34.0-0/p480x480/27294107_10210942318182531_406656173_n.jpg?oh=6dc3f3c1a980b5cbd4843afc0a1bab49&oe=5A964314Une adobe, ou brique de terre est un mélange de terre argileuse, de charges et de pailles, moulé et laissé séché au soleil. C’est un processus simple, peu technologique et traditionnellement manuel.

Cela diffère des blocs de terre comprimée (BTC) parce-que fabriqués dans des presses manuelles ou mécanisées avec de la terre humide et pulvérulente, composée d’une proportion équilibrée d’argiles, limons, sables et petits graviers. L’addition de ciment ou de chaux est courante pour augmenter les capacités mécaniques et la résistance à l’eau.

Un mur en bauge est épais de 40 à 60 cm, voire plus, et monolithique comme le pisé. Il est généralement constitué d’un empilement de boules de terre, souvent additionnées de fibres végétales et parfois d’éléments minéraux (éclats de silex ou de terre cuite broyée). Après la constitution d’une couche de 50 à 60cm de hauteur, les faces sont battues pour éviter les fissures au séchage, puis taillées afin d’obtenir une surface plane.

Le pisé permet de construire des murs massifs, qui peuvent être porteurs, en damant entre des banches de fines couches de terre pulvérulente. Le mélange étant à peine humide, le décoffrage est immédiat. Les strates compactées restent visibles, avec une texture riche par son grain et sa couleur. À cause de l’intensité du travail, le pisé est un matériau haut de gamme dans les pays industrialisés.

La terre est un matériau utilisé depuis désormais 13000 ans. La première brique de terre crue, la brique de Jéricho, remonte à cette période. Tombée en désuétude après la Seconde guerre mondiale, la https://scontent.fbru2-1.fna.fbcdn.net/v/t34.0-12/20217376_10210942344103179_449649094_n.jpg?oh=b25c7bed92f8b88865c1ba99e2777ece&oe=5A9638D5construction en terre crue retrouve une certaine exposition dans le milieu de la construction, forte de ses enjeux écologiques, culturels, et de productions contemporaines qui associent compréhension du patrimoine architectural d’un territoire et production contemporaine. C’est le vernaculaire contemporain.

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